29/05/2005

La D.S.D. et l'Espace de repos

La Déglutition Salivaire Dysfonctionnelle (D.S.D.)
est-elle toujours accompagnée
d'un espace de repos trop grand ?

 

    Réponse physio-biochimique « TGV-like » :
  • TOUJOURS, car DSD = DV toujours trop petite et Espace libre toujours trop grand, sinon l'étalement de la langue sur les faces triturantes, ou faces occlusales, des arcades dentaires provoquerait une augmentation de la DVO par "surocclusion isolée" et/ou "sus-occlusion" "naturelles".
  • OR : la "surocclusion" & "sus-occlusion" sont toujours d'origine iatrogène (Jeanmonod A. : 109-114) : la mère Nature ne peut jamais s'en rendre coupable !

Pourquoi ?

1.- DV squelettique de référence = position de repos physiologique de la mandibule, ce qui correspond à un Espace libre physiologique « squelettique ». Grosso modo : tous les muscles manducateurs (posturaux de la mandibule) et de la mimique faciale (nerf VII) sont au repos = consommation énergétique minimale (Biochimie) = référence stable et reproductible. C’est une référence du type « Base fondamentale » de nos candidatures, et autant en Occlusodontologie (A. Jeanmonod) qu’en Occlusion neuromusculaire (= B. Jankelson « évolué »).

2.- Etiologies de l’occlusion dysfonctionnelle (1) : déglutition atypique de la salive, récidives orthodontiques (étiologie = DSD), DVO dysfonctionnelle (dont sous-occlusion, infragnathie organique, inocclusions, béances), etc. :

«  On ne peut intervenir que sur ce que l’on voit »
et
«  On ne voit que ce que l’on connaît » (1)

(1) Jeanmonod A., Occlusodontologie, Applications cliniques, CdP, Paris : 8,62-66,70, 99-103.

3.- Symptômes : palpation douloureuse des ptérygoïdiens externes chez le patient adulte (2), trop souvent confondue avec « douleurs ATM », et mimique faciale particulière et spécifique montrant la difficulté de la respiration nasale ou de déglutition salivaire, et la souffrance respiratoire du patient.

(2) L’enfant / adolescent s’adapte tellement bien au cours de la croissance de ses mâchoires que les douleurs n’apparaissent qu’autours ou après le 20ème anniversaire.

4.- Traitements Dimension verticale et Déglutition salivaire dysfonctionnelles :

4.1.- Adultes : surélévation de la DV dento-dentaire (Plan de Morsure Rétro-Incisif transformé Prothèse Occlusale provisoire) avec restitutio ad integrum de la participation des canines et du calage postérieur (PM & M). Le plus souvent, on observe un « recul » mandibulaire en même temps que la progression de la mise au repos des muscles posturaux (manducateurs, posture tête et posture tronc) = réduction drastique de l’adaptation neuromusculaire = disparition simultanée progressive de la mimique faciale toujours associée à la DSD, disparitions des douleurs à la palpation des muscles ptérygoïdiens externes (= signe « objectif ») et des symptômes (« subjectifs ») posturaux douloureux (tête / nuque / épaule / tronc / membres).

4.2.- Enfants et adolescents : R.E.I.O.R. et G.A.L. (3).

    4.2.1.- modification de la posture linguale : d’un étalement de la langue entre les arcades dentaires, la langue se place en lingual des incisives supérieures, ou carrément dans le palais = transformation d’un travail lingual « horizontalisé » (= DSD) qui devient « verticalisé » = but aussi recherché par la Myothérapie fonctionnelle des Logopèdes & Orthophonistes.

    4.2.2.- fermeture occlusale passive des arcades dentaires antagonistes en 3 à 6 mois, ce qui démontre :
      4.2.2.1.- la transition d’un travail horizontalisé vers travail verticalisé de la langue = symptôme « subjectif » (ressenti par le patient), confirmé par la vidéographie à minimum 16 images / seconde = signe « objectif » du praticien, détecté entre autres par la mise au repos parallèle des muscles de la mimique faciale (nerf VII).
      4.2.2.2.- l’interposition linguale, ou DSD, arrête prématurément l’éruption des dents définitives au cours de la période de permutation dentaire qui s'étale entre 6 à 14 ans d’âges civils.
(3) Sources :
    http://users.skynet.be/occlusion/clin_18.html
    http://users.skynet.be/occlusion/patients/p5_resultats.html

 

Occlusalement Vôtre !

08:27 Écrit par Occlusion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/05/2005

Cà se discute ?

La « preuve » scientifique :
par la seule littérature ?

Une réflexion personnelle sur le Forum Eugénol [source].

« Comme dans la littérature sur les implants, il est exceptionnel que les Conférenciers abordent leurs "échecs" et il est beaucoup plus facile de tenir une salle en haleine sur des "recettes" d'un seul "dieu".
J'ai écouté dans mon "jeune" temps ces "dieux", mais mon "dieu" est finalement devenu = Bases fondamentales des candis + ce que la patient ressent après mon traitement occlusal.
Déjà lorsque j'en appelle aux symptômes ("subjectifs") du patient pour me guider dans le traitement occlusal, des voix se soulèvent : ce sont toujours celles de certains Confrères, jamais celles des patients.

« Nos patients seraient-ils toujours aussi "cons" que cela ? ? ?

« En tout cas et même si la réponse n'existe pas dans la littérature scientifique, je ne l'ai jamais constaté au cours des expertises !

« La littérature sur l’Occlusodontie n’est pas profuse et pour la seule raison déjà indiquée à maintes reprises : voy. §2 de gnathologyusa.org .
C’est bizarre à dire et à écrire, mais, en général, l’occlusion fait « peur », non pas aux patients qui en souffrent, mais bien aux Dentistes...
:-?
Donc ,avec les critères cliniques de l’Occlusodontologie ; permets-moi quand même d’avoir des doutes sérieux sur la véracité des récidives bisannuelles dans les études électromyographiques suédoises. Mais, je ne demande qu’à les lire…
Avis aux seules têtes "chercheuses" ! ?

Rappelle-toi ma question attendant réponse (19 mai 2005 à 07h17) :
«
Question (vicieuse, j’en conviens) : en cours / fin de traitement ortho, pourquoi les ODF attendent tant des Logopèdes - Orthophonistes, alors? ».

« Et cherche dans la littérature sur l’organe lingual en Médecine : la littérature te guide éternellement sur le tube digestif, jamais dans la fonction bucco-linguale.
Quant à l’occlusion, c’est toujours celle d’une veine centrale de la rétine, mais jamais celle des couples dentaires.

« Aujourd'hui, on ose même écrire "scientifiquement" que la malocclusion se résoudrait "le plus souvent" toute seule : http://www.md.ucl.ac.be/loumed/CD/DATA/119/S490-496.PDF

« Il n’y a pas que ce qui est écrit qui est une certitude scientifique, puisque les auteurs terminent souvent leur rapport par une suggestion ou une supposition et, à l'inverse des Bases fondamentales de nos Candis, rarement une conviction ou une preuve évidente.

« De là à en déduire que la clinique n’apporte aucune réponse littéraire, seule "scientifique", il y a une marge : en Occlusodontologie, le patient sait ce qu’il sent au niveau de la bouche et surtout quand il investit 14x ou 28x 500 € par organe dentaire, même si son cas - parmi d’autres - n’est pas décrit abondamment dans la littérature scientifique et tous les « faiseurs » de réhabilitations orales ne sont pas toujours devant les Tribunaux.
Et ce n'est pas forcément les Tribunaux qui donnent toujours raison au patient !

« Montesquieu n'a-t-il pas aussi écrit :

"J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers".

« Donc, il y a bien quelque preuve « occlusale » qui te manquera éternellement dans la littérature scientifique et pour les seuls non initiés aux traitements longs termes via l’Occlusodontie, mais ceci est bien loin du domaine du « charlatanisme » qui quant à lui, et toujours à l’inverse de l’Occlusodontie, n’apporte jamais réponse positive et répétitive aux douleurs des patients.

« J'espère que nous aurons le même dictionnaire, cette fois :

    subjectif, ive adjectif
    (latin subjectus, placé dessous) (...)
    2. Se dit de ce qui est individuel et susceptible de varier en fonction de la personnalité de chacun. Une interprétation subjective d'un texte.

© Larousse

« Donc, une interprétation "subjective" d'un patient n'est jamais nécessairement synonyme de "fausse" et nous n’avons aucun droit de mettre tous les symptômes aux placards oubliés [« subjectus, placé dessous » - © Larousse] dans nos traitements. C’est comme la Loi : nous sommes tous censés la connaître et il existe toujours plusieurs manières « subjectives » de l’interpréter dans les Jugements, mais la « Loi » n’est jamais « subjective » aux yeux d’un Juge.

« De là à en déduire que tous les "symptômes" sont toujours "subjectifs négligeables" : prend un marteau et tape suffisamment fort sur ton doigt pour éprouver toute la littérature de la Science médicale. Peut-être que nos patients en seront mieux compris ? Mais, si ton marteau et ton courage vont au delà de tes ambitions littéraires strictes, tu n’auras plus de doigt, ce qui n'est pas forcément décrit non plus dans cette littérature "scientifique"…

« Si l' instruction judiciaire tente parfois de découvrir la Vérité,
c'est que la
littérature scientifique ne l'a pas encore trouvée !

« Donc, Montesquieu n'a pas toujours tort ! . . .

CQFD.
:-)

Occlusion

00:26 Écrit par Occlusion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |