07/03/2005

Comment aborder la pathologie occlusale ?

Comment aborder la

pathologie occlusale ?

Il est lourd, voir impossible, de faire sentir, palper et comprendre en quelques mots ce qu’une expérience professionnelle construit sur des dizaines d’années.

Première chose à déterminer le plus clairement possible : le patient se plaint de quoi exactement ?

Ce n'est pas le nombre de signes (objectifs) qui importe, mais bien le nombre de symptômes (subjectifs) : c'est le patient qui est l'involontaire propriétaire de sa perception proprioceptive, non le praticien. Le diagnostic différentiel entre la déglutition salivaire infantile, ou déglutition salivaire atypique, et la déglutition salivaire fonctionnelle est également la base essentielle du raisonnement thérapeutique. Si un des patients se présente tel que figuré sur la vignette ci-dessus (édentement postérieur), mais qu'il ne se plaint de rien, il n'y a rien d'autre à réaliser que des soins conservateurs courants et les soins interceptifs possibles de la malocclusion.

Pour les autres patients, proposition d’une "méthode" bioprogressive par des étapes successives, en boucles rétroactives :

  1. Elaborer un diagnostic étiologique, classique mais complet : c’est le point le plus délicat, puisque c’est lui qui déterminera le chemin thérapeutique ci-après,
  2. Un suivi du traitement du patient par vidéographie à 16 images/seconde comme sur cette page URL ci-dessous© et prendre son temps pour comprendre et interpréter ce qui se passe avant tout traitement définitif, ensuite traduire l’effet de son traitement provisoire sur les formes, les contours et les fonctions, l'asymétrie ou la symétrie, etc. Ne pas cesser de comparer « avant » et « après » son ébauche de traitement : c’est sur ce point qu’il faut passer des heures, voire des jours, voire des années devant le lecteur vidéo pour comprendre tous les effets et finesses d’une modification de l’Espace libre (E.I.O.R.) et de la D.V.O.

    Voir vidéo 16 i./sec. sur la page : © http://users.skynet.be/occlusion/2004/
    Choisir : " Cas cliniques / Olivier, 22 ans "

    Une malocclusion durable est une pathologie (maladie) pour laquelle le diagnostic étiologique (causal) précis n'a JAMAIS été établi correctement ! Alors, on "chipote" contre rémunérations pendant des dizaines d'années, de praticiens en praticiens et de spécialistes en spécialistes : on essaye une Gouttière occlusale, puis on meule une couronne, puis on ajoute un composite, puis on extrait une dent, puis... Cela conduit toujours le patient à la dépression et, parfois, celle-ci se termine par un suicide.
  3. Confirmer pour soi par la même vidéographie 16 i./sec. le résultat acquis par ce que le patient nous montre en signes (objectifs) : c’est meilleur, c’est pareil ou c’est moins bon qu’avant mon traitement ?
  4. Conclure en déterminant si le traitement a apporté, oui ou non, une satisfaction au patient et que ce dernier peut conclure en symptômes (subjectifs) Si c’est meilleur, Si c’est pareil ou Si c’est moins bon qu’avant mon traitement :
    1. Si c’est "NON" pour le patient : le praticien retire tout ses artifices thérapeutiques et le patient retrouve son état originel avant que le praticien ne reparte via la case n° 1 ci-dessus (= revoir de fond en comble le 1er diagnostic puisque le résultat engendré par le traitement consécutif à ce 1er diagnostic n’a apporté aucun fruit).
    2. Si c’est "OUI" pour le patient, le patient est aussi heureux que le praticien et le problème originel du patient est résolu.

Autant dire que celui qui cherche ici des « preuves scientifiques » sur chacun des mots ci-dessus ne les trouvera pas, puisque ce n’est pas l’objectif premier de la méthode proposée. Ce que je cherche n’est pas du « centré à gauche ou à droite de 0,02 mm », mais bien toute "bonne" solution pour le patient, et non des preuves de preuves pour chacun de mes gestes.

Et ce sera à prendre ou à laisser : on aime ou on n’aime pas cette "méthode".

Pour ma part, cette procédure bioprogressive ne m'a toujours donné que de très bons résultats.

Mais, il faut aussi des heures, des heures et encore des heures pour s'occuper de l'occlusion d'un seul de ses patients et, avec ou sans remboursement par la Sécu, cela a un prix !

Avec la suppression pure et simple des cours d'occlusion (Occlusodontie, Gnathologie) dans les Facultés européennes depuis 1996 (18th US N.I.H. TMD Consensus), cela ne risque pas de s'améliorer pour les nombreux patients, soit plus de 15 % de la population, en quête d'un traitement occlusal étiologique.

Pour lire la suite dans " ESPACE PATIENTS " : cliquer ici !

Une faute commise de 1898 à ce jour en Occlusodontie (Gnathologie) :
la " normalité " du DIAGNOSTIC de Classe I d'E. H. Angle.
En réalité, pour E. H. Angle (1898) et l'A.D.A. (source 1995-2005),
cette " NORMALITE " de Classe I
est la PATHOLOGIE de Classe I !

En effet, E. H. Angle écrit en 1907 (7th Ed.) : "Out of several thousand cases of malocclusion examined, the proportion per thousand belonging to each class was as follow : Class I = 692/1000".

Mais, cette Classe I de malocclusion a toujours été considérée comme une "normalité" jusqu'à ce jour.

Et seule l'Occlusodontologie a vu juste : la "normalité" existe lors de l'occlusion "réflexe" après une mise au repos physiologique des muscles des mâchoires et non dans les rapports artificiels des couples dento-dentaires créés par l'occlusion "volontaire", "sur ordre du praticien" et quel que soit l'état de fatigue des muscles manducateurs. Mais, on est encore très loin de pouvoir changer cette habitude centenaire !

 

Une faute commise de 1898 à ce jour en Occlusodontie (Gnathologie) :

DIAGNOSTIC de Classe I d'E. H. Angle
= " NORMALITE " PATHOLOGIE de Classe I

Et seule l'Occlusodontologie a vu juste,
mais on est encore très loin de pouvoir changer cette habitude !

 

R E F L E X I O N S

« Une occlusion incorrecte chez quelqu’un
qui n’est pas demandeur

ne doit, selon moi, pas être traitée
»

Source : RUG, DentistNews n°1, février 2005 : 18

Cette phrase a un sens si elle est dictée par un praticien généraliste : si le patient adulte ne se plaint de rien, il n’y a rien à faire.

Par contre, de la bouche d’un orthodontiste qui reçoit le plus souvent des enfants / adolescents (et, proportionnellement, peu d’adultes), cela devient inadmissible en regard de la permissivité de la prévention, interception et compensation des signes / symptômes de la malocclusion.

Les patients ODF sont le plus souvent des enfants / adolescents : 72 % de nos petits chérubins reçoivent un traitement ODF.

Déjà sur le nombre total de « queue de cheval et de culotte courte » munis de bagues ou de brackets, c’est une « vieille » épidémie issue du XXème siècle, mais comment un enfant / adolescent pourrait-il dire à son Spécialiste en Orthodontie / ODF :
    « Cher Docteur, j’ai un début de problème d’occlusion et j’aimerais que vous me le résolviez, svp ! »

 

BILAN 1898-2003 et
PERSPECTIVES D’AVENIR

 

  1. Aucun signe avant-coureur à l’horizon sur le traitement interceptif de la déglutition salivaire infantile, alors que depuis 1999, des solutions cliniques existent via l'Occlusodontologie Tridimensionnelle Physiologique (OTP).
    Source : Cotton G., Occlusodontologie tridimensionnelle physiologique, 30 juin 1999 [en ligne]
  2. La Haute Autorité de santé, France, dans sa branche Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (Anaes), entreprendrait de « normaliser » les « contentions à vie » pour prévenir la masse de « récidives orthodontiques » post-thérapeutiques, mais sans jamais aborder réellement les DSD (déglutitions salivaires infantiles), premier facteur des malpositions dentaires et des malocclusions, chez l'enfant comme chez l'adulte.
    • Page 21 de 42 : « II.3. Concepts actuels de l’occlusion » (…) d’Ingervall.
      Premier constat, ce consensus a omis la déglutition salivaire infantile (DSI, DSD). D’autre part, l’occlusion « volontaire » d’Ingervall aurait peut-être raison si le patient présenterait une occlusion salivaire réflexe (physiologique) lors de son analyse, ce qui est, en général, rarement le cas puisque, sur 100 ans, on n’a pas encore découvert le premier patient « 100 % physiologique » (= absence d’une parfaite référence physiologique fiable, le « canon » ou « modèle » de l’appareil manducateur fonctionnel), les D.S.D. ne sont pas encore traitées chez plus de 75 % de la population adulte et que ces DSD représentent le pool principal de candidats aux traitements Orthodontie / ODF. Quant à ses mesures, elles me rappellent la Gnathologie (B. B. McCollum, 1924) et l’Oclcusion neuromusculaire (B. Jankelson, 1972), mais jamais nos bases fondamentales des candis médicales. Donc, ces valeurs sont totalement empiriques et ne peuvent en aucun cas servir de référence « universelle ». Ce n’est pas l’avis de l’ANAES…
    • A la même page : « Clark et Evans (2) effectuèrent une revue de littérature pour faire apparaître les critères de l’occlusion fonctionnelle idéale. Ces auteurs dressent un constat d’échec en écrivant « qu’aucune définition pertinente de l’occlusion idéale ne peut être établie de façon concluante ».
      Ces auteurs en ont oublié une seule qui me suffit amplement : celle qui part de la « relation myodéterminée asymptomatique » (RMDA), basée sur la perception proprioceptive et la nécessité d’un temps suffisant de repos physiologique des muscles manducateurs (59,5 sec./min.).
    • Page 28 « contention à vie ». Seul P. Planché verrait juste : « Le concept de la contention à vie est lié aux exigences de la société qui transparaissent à travers les exigences du patient : on rejoint ici une approche philosophique. Accepter une contention à vie, c’est en quelque sorte vendre son âme au diable pour conserver ses dents de 20 ans en empêchant des ans l’irréparable outrage ».
    • Quant à son « Annexe : les principaux concepts de l’occlusion orthodontique », p.33-37 : à part de temps à autre les bons vieux mots « fonctionnel » et « harmonieux », termes déjà utilisés en 1898 par E. H. Angle lorsqu’il était en extase devant la statue d’Apollon, j’ai beau relire cette annexe dans tous les sens, mais je n’y trouve aucune relations à nos bases fondamentales de nos candidatures médicales : Biochime et Physiologie neuromusculaire.
      Déjà l’extrapolation / traduction du « concept d'ANGLE » est franchement erroné : « Angle au début du XXe siècle définit la *normalité* (Classe 1 d’Angle) ». En réalité, notre pseudo « normalité » de feu E. H. Angle s’évaluait sur des modèles en plâtre qu’il tenait toujours en main (occlusion " volontaire "), lorsque la Biologie moléculaire (Biochimie, postérieure à 1900) et la Physiologie neuromusculaire (1932) n’existaient pas encore.
      Sources ANAES, Haute Autorité de la Santé : " Critères d'aboutissement du traitement d'orthopédie dento-faciale ", Publications, Haute autorité de la santé (H.A.S.), France, déc. 2003 [en ligne] :
        - Rapport (42 pages) : Traitement_orthop_dento_faciale_rap.pdf
        - Recommandations (8 pages) : Traitement_orthop_dento_faciale_recos.pdf
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Les « récidives orthodontiques » vues par E. H. Angle en 1907 : " Les difficultés rencontrées y sont pourtant plus grandes que pour le traitement lui-même " et " Si quelqu'un veut prendre mes cas quand ils sont terminés, assurer la contention et prendre la suite, je serai heureux de lui donner la moitié de mes honoraires ".

Source : Edward Hartley Angle, 7th Ed., 1907:263-304.

CONTENTION ORTHODONTIQUE « A VIE » (2003) ? Depuis un millénaire (E. H. Angle, 1907), la « récidive orthodontique » s'est révélée être le résultat de la persistance de la dysfonction linguale, facteur essentiel de la forme, de la croissance et de la fonction que le praticien voudrait toutes « harmonieuses ». En l’absence de conditions physiologiques (RMDA + occlusion salivaire *réflexe*), même une « harmonie de forme » ne survit jamais. Alors, si il faut atteler toutes les dent ensembles « chez l’adulte mûr » (sic, "Rapport" ci-dessus, 42p., Anaes, 2003) et risquer des caries proximales par obstacles majeurs à l’hygiène dentaire élémentaire via la soie dentaire (Primum non nocere ?), autant remplacer tout le traitement ODF par un bridge classique de 14 éléments qui résoudra autant le risque carieux que la malocclusion après un PMRI provisoire : c’est « une pierre de non pas deux, mais trois coups » !

DEGLUTITION SALIVAIRE DYSFONCTIONNELLE. Dans la DSD (dégl. s. infantile), la DVO ("occlusion") ne se produit jamais de manière réflexe, puisqu’il y a toujours étalement de la langue sur les faces triturantes des dents (« interpositions linguales ») lors de toute tentative inconsciente de mise en occlusion des dents inférieures sur les dents supérieures, soit 1500 à 2000 fois par jour.

OCCLUSION REFLEXE. Si le contact occlusal réflexe se manifeste toujours durant moins de ½ seconde/minute lors de la déglutition salivaire fonctionnelle (1 DSF/minute = 1500 à 2000 DSF/24 heures pour ± 0,5 tonne/an), il n’existe pas nécessairement lors de la mastication des aliments (3x 15 = 45 minutes/jour pour ± 0,1 tonne/an).

CORRELATION ENTRE ESPACE LIBRE ET DVO. A l’inverse de ce que laisse apparaître tout articulateur dentaire, la DVO évolue avec la croissance des maxillaires, de même que l’Espace libre (EIOR), mais il n’existe aucune relation mathématique inversement proportionnelle entre la DVO et l’Espace libre lors de la croissance du massif facial.

INSTABILITE DE LA POSITION D’OCCLUSION. Qu’elle soit volontaire ou réflexe, l’occlusion dento-dentaire dépend d’un travail neuromusculaire qui suspend la circulation sanguine intramusculaire : la mandibule a donc le devoir de retrouver une situation spatiale qui autorisera le retour du drainage sanguin et le repos physiologique pour tous les muscles manducateurs. A défaut, c’est la crampe douloureuse qui s’installera. Ceci indique que, à l’inverse de la position physiologique de repos de la mandibule (Espace libre, EIOR), toute occlusion dento-dentaire (DVO) n’est jamais une position physiologiquement stable dans le temps.

OCCLUSODONTOLOGIE TRIDIMENSIONNELLE PHYSIOLOGIQUE (OTP, par REIOR & GAL, 1999). Si E. H. Angle vivait encore aujourd’hui, nous lui donnerions volontiers un numéro de compte bancaire depuis 1999 : partant de la position physiologique de repos de la mandibule (Espace libre = EIOR), l'augmentation de la hauteur des dents (REIOR, Réducteur d’Espace InterOcclusal de Repos, & GAL, Guide Anti-Langue), dans la recherche d’une DVO fonctionnelle adulte et aux dépens d'un Espace libre toujours asymptomatique, transforme cliniquement une déglutition salivaire infantile (DSD) en déglutition salivaire fonctionnelle (DSF), dite « en dents serrées » par la présence réflexe des contacts occlusaux entre les dents antagonistes durant moins d’une demi seconde par minute.
Ce traitement INTERCEPTIF s’applique dès le plus jeune âge et, au plus tard, lors de la permutation dentaire.
Voy. URL :

    http://users.skynet.be/occlusion/clin_18.html
    http://users.skynet.be/occlusion/patients/p5_resultats.html
    http://users.skynet.be/occlusion/patients/

De l’empirisme du XIXème siècle
aux sciences fondamentales du XXème siècle.

A.- Edward Hartley Angle (1855-1930), « the Henry Ford of orthodontics » n'est pas un prix Nobel en 1898, et pas plus en 1924 que Beverly B. McCollum (1883-1968), Charles E. Stuart & Harvey Stallard...

Pour l’ADA : « 1899—Edward Hartley Angle classifies the various forms of malocclusion. Credited with making orthodontics a dental specialty, Angle also establishes the first school of orthodontics (Angle School of Orthodontia in St. Louis, 1900), the first orthodontic society (American Society of Orthodontia, 1901), and the first dental specialty journal (American Orthodontist, 1907). »
Source : ADA
http://www.ada.org/public/topics/history/timeline_19cent.asp

Pour l’ International Academy of Gnathology (IAG) : « The "Science of Occlusion" is considered one of the most complex and difficult subjects in dentistry. Therefore it is seldom taught in dental schools to the degree that it should be and most graduates leave school with a very limited understanding of occlusion. » - Traduction : « La "Science de l'occlusion" est considérée un des sujets les plus complexes et les plus difficiles en art dentaire. Par conséquent on l'enseigne rarement dans les Ecoles dentaires au degré qu'il devrait être et la plupart des diplômés partent de l'Ecole avec une compréhension très limitée de l'occlusion. »
Source : IAG, "About the IAG. What is Gnathology?", §2, © International Academy of Gnathology, American Section.
http://www.gnathologyusa.org/

B.- Hans Adolf Krebs (1900-1981), ½ Nobel Prize in Physiology or Medicine 1953
http://nobelprize.org/medicine/laureates/1953/krebs-bio.html

« Before I conclude I would like to make an excursion into general biology, prompted by the remarkable fact that the reactions of the cycle have been found to occur in representatives of all forms of life, from unicellular bacteria and protozoa to the highest mammals. We have long been familiar with the fact that the basic constituents of living matter, such as the amino acids and sugars, are essentially the same in all types of life. The study of intermediary metabolism shows that the basic metabolic processes, in particular those providing energy, and those leading to the synthesis of cell constituents are also shared by all forms of life. »
Source : Krebs H.A., Common features of different forms of life, The citric acid cycle, Nobel Lecture, December 11, 1953:409 [en ligne]
http://nobelprize.org/medicine/laureates/1953/krebs-lectu...

« Une recherche historique consacrée au découvreur du cycle, H. A. Krebs, et à l'analyse de ses publications entre 1937 et 1981, prouve que la construction de ce savoir ne procéde pas d'une démarche linéaire. L'étude de sa diffusion dans la communauté scientifique révéle que le cycle a été modifié maintes fois, avec des régressions et des améliorations successives, en liaison avec les théories et les techniques disponibles. »
Source : Desbeaux Salviat B., Un modèle biochimique, le cycle de Krebs : découverte, diffusion, enseignement à l'université et au lycée, Thèse de doctorat didactique des sciences, Paris IX Orsay, 15 septembre 1997 [en ligne]
http://www.stef.ens-cachan.fr/lirest/lettres/lettre30.html

« Le muscle est d’importance économique majeure chez les animaux producteurs de viande. Ses principales fonctions physiologiques sont la thermogenèse, la posture et l’activité physique de l’animal. Ces fonctions et la croissance du muscle ont des besoins spécifiques en énergie, entraînant parfois des compétitions pour l’utilisation des différents nutriments. Ces régulations métaboliques modifient les efficacités de production et d’utilisation de l’ATP, et certaines caractéristiques musculaires déterminantes pour les qualités de la viande. Par exemple, un métabolisme musculaire plus glycolytique est associé à une meilleure utilisation du glucose, à une plus grande sensibilité du muscle à l’insuline, à un développement accru du muscle, à une réduction de ses dépenses énergétiques, et à une augmentation de sa teneur en glycogène (…)
Les lipides produisent davantage d’énergie par molécule que le glucose, mais l’oxydation des lipides nécessite une consommation d’oxygène plus élevée que l’oxydation complète du glucose : 147 ATP sont produits et 26 molécules d’oxygène sont consommées par molécule d’acide stéarique contre 38 molécules d’ATP et 6 molécules d’oxygène par molécule de glucose. Cependant, par unité de temps, la quantité d’ATP produite est bien plus importante à partir de glucose qu’à partir de lipides (revues de Sahlin 1986, Jeukendrup et al 1998). Lorsque l’utilisation des glucides par le muscle devient trop importante, le glucose est converti en lactate par la voie de la glycolyse anaérobie. L’exercice au-dessus de ce seuil anaérobique est potentiellement limité par les réserves en glycogène du foie et des muscles (cas de l’exercice d’endurance) ou par l’accumulation d’acide lactique (cas du sprint). »
Source : Hocquette J.-F., Ortigues-Marty I., Damon M., Herpin P., Geay Y., Métabolisme énergétique des muscles squelettiques chez les animaux producteurs de viande, INRA Prod. Anim., 2000, 13 (3), 185-200 [en ligne]
http://www.inra.fr/Internet/Produits/PA/an2000/tap2000/ho...

C.- Sir Charles Scott Sherrington (1857-1952), 1/2 Nobel Prize in Physiology or Medicine 1932
http://nobelprize.org/medicine/laureates/1932/index.html
http://nobelprize.org/medicine/laureates/1932/sherrington-bio.html

« Matters had, broadly put, reached and remained at that stage, when in the century's last decade experimental examination of mammalian reflexes detected (1892) examples of inhibition of surprising potency and machine-like regularity, readily obtainable from the mammalian spinal cord in its action on the extensors of the hind limb; the inhibitory relaxation of the extension was linked with concomitant reflex contraction of their antagonistic muscles, the flexors. This "reciprocal innervation" was quickly found to be of wide occurrence in reflex actions operating the skeletal musculature. Its openness to examination in preparations with "tonic" background (decerebrate rigidity) made it a welcome and immediate opportunity for the more precise study of inhibition as a central nervous process. »
Source : Sherrington C., Inhibition as a Coordinative Factor, Nobel Lecture, Nobelprize.org, December 12, 1932 [en ligne]
http://nobelprize.org/medicine/laureates/1932/sherrington...

En résumé :

Même si Edward Hartley Angle (1855-1930) conserve le titre de pionnier en Orthodontie / ODF (« the Henry Ford of orthodontics »), Sir Charles Scott Sherrington (Nobel 1932) et Hans Adolf Krebs (Nobel 1953) reflètent l'avancée des connaissances fondamentales en Physiologie neuromusculaire et en Biochimie, ce que E. H. Angle ne pouvait pas connaître avant son décès en 1930.

On peut aisément admettre que tout ce qui précède 1930 fait partie d'un empirisme absolu et obsolète : le diagnostic de la malocclusion de Classe I d'E. H. Angle conservera tout au plus une valeur symbolique dans l'Histoire de l'Orthodontie / ODF.

Conclusion :

En aucun cas cette Classe I ne peut devenir au XXIème siècle une " finalité " pour tous les traitements maxillo-faciaux de Dentisterie, O.D.F. et Chirurgie Maxillo-Faciale, puisque l'Occlusodontologie montre qu'il existe autant de Classe II et Classe III aussi totalement asymptomatiques que la Classe I d'E. H. Angle.

Donc :

« Ce n'est pas le diagnostic de Classification d'E. H. Angle qui est fautif (1898), c'est son usage pervers en finalité des traitements contemporains (ODF & CMF), ce qui va à l'encontre :
    1°- des principes énoncés en son temps par E. H. Angle (v. ci-dessous),
    2°- des bases fondamentales de la Physiologie de la manducation réflexe (C. S. Sherrington, Prix Nobel 1932) et
    3°- des bases fondamentales de la Biochimie, ou Biologie moléculaire, née au début du XXème siècle ».

En effet, la seule "erreur" d'E. H. Angle est d'être né 150 ans trop tôt :

E. H. Angle cite explicitement dans son ouvrage "Treatment of malocclusion of the teeth and Fractures of the maxillæ. Angle's system", 6ème édition, 1900, 315 pages : "In the begining we wish to throroughly impress the necessity for complete separation of diagnosis from treatment (...) all cases of malocclusion may be readily arranged in well-defined classes as plants, animals, or the elements, and having a thourough knowledge of distinguishing characteristics of occlusion and of facial lines peculiar to each class, the diagnosis of any given case is greatly simplified", p.34-35.
Donc, E. H. Angle ne fait aucune référence à la Biologie moléculaire (Biochimie), ni à la Physiologie neuromusculaire, puisque ces sciences fondamentales ne sont pas encore nées en 1900 !

Pour E. H. Angle (1907, 7th Ed.) : « Out of several thousand cases of malocclusion examined, the proportion per thousand belonging to each class was as follow : Class I = 692/1000 ».

Dans son Diagnostic de « Malocclusion of the teeth » de Classe I, E. H. Angle y voyait déjà 69,2 % des pathologies qu’il rencontrait en "clientèle" et sa Classe I est bien une classe de MALOCCLUSION, non une classe de « normalité » comme prétendu depuis des générations de dentistes.

E. H. Angle ajoute (1907, 7th Ed.) : « In other words, it would not classify with any definiteness and would necessitate a lengthy description in order to convey to the listener's mind its true condition : while under the author's classification, if a case be spoken of as belonging to a certain Class, Division, or Subdivision, there is at once created in the mind a quite perfect understanding of the case - not only the peculiarities of the occlusion, and the relations of the jaws, but also the art relations, condition of the throat and nose, habits of the patient, etc., and nothing further is needed to complete the picture except minor individuals peculiarities », (p.58-59)

Dans le "Chapter XVI. Treatment of cases. - Class I." (p.319-447), E. H. Angle écrit (1907, 7th Ed.) : "As already noted in the classification of malocclusion, the number of cases belonging to this case is the greatest and comprises by far the largest variety" : "69,2 %" des patients.
En 1907, l'auteur ne généralise jamais ce pourcentage à l'ensemble de la population, mais bien aux seuls patients (pathologies) qui le consultent, et il est courant d'obtenir une relation myodéterminée asymptomatique réflexe (Occlusodontologie) dans les "Classe I", "II" et "III" d' E. H. Angle.
Par conséquent, le Diagnostic de Malocclusion de Classe I, obtenu par occlusion volontaire des arcades dentaires supérieure et inférieure, ne peut jamais être l'unique objectif final dans tous les Traitements d'Orthopédie Dento-Faciale et de Chirurgie Maxillo-Faciale réalisés au IIIème millénaire. »

Source Internet relative à l’incompréhension la plus totale de la pensée d’un Maître précurseur du XIXème siècle, E. H. Angle (1855-1930) : « L'extrême. Cette Page est dédiée à nos petits Chérubins, victimes actuelles ou futures du Diagnostic de malocclusion de Classe I, défini en 1898 par E. H. Angle. L'Orthodontie intéresse plus de 72 % des enfants : l'erreur d'Angle et la faute à la perversité de sa Classification. »
URL : http://users.skynet.be/occlusion/patients/glossaire/8_ext...

Entre 1907 (E. H. Angle) et 2003 (ANAES), par erreurs de traductions et/ou par « distractions » scientifiques, multiples et réitérées de générations en générations de dentistes, nous avons transformé les « 69,2 % de pathologies » (1907) en « 69,2 % de normalités » (2003).

On peut tirer les mêmes sonnettes d’alarmes en ce qui concerne la Gnathologie et les analyses céphalométriques réalisées en occlusion « volontaire » instable, donc non physiologique, et qui ne prennent jamais en compte une occlusion « réflexe » physiologique, unique réalité fondamentale (scientifique) de l'occlusion dento-dentaire de l'Homo sapiens sapiens qui ne se manifeste que moins d’une demi seconde par minute, 1500 à 2000 fois par jour.

Le temps de l'idolâtrie est révolu au XXIème siècle et puisque « J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers » (Montesquieu), il faut réadapter l'empirisme et les incertitudes occlusales des XIXème et début XXème aux bases fondamentales scientifiques de la fin du XXème et début du XXIème : Biochimie et Physiologie.

 

In fine, que reste-t-il de "bon"
dans l’Occlusodontie en 2005 ?

 

Les bases fondamentales de nos Candidatures médicales / dentaires, mises en pratique clinique au travers de l’Occlusodontologie, est une science encore trop peu répandue chez nous et totalement inexistante chez nos voisins anglo-saxons : l’ouvrage de Jeanmonod (1988) n’a été traduit qu’en italien et jamais en anglais. Et même pour ceux qui chercheraient aujourd'hui un exemplaire, l’édition francophone est complètement épuisée et aucune réédition n'est prévue.

 

CONCLUSION.

 

    Nous avons en Europe un outil CLINIQUE spécifiquement francophone, performant et révolutionnaire en Occlusodontie : l’Occlusodontologie. Plus que toute autre méthode d’analyse occlusale, cette science se conforme aux données acquises de l'Anatomie, de la Biochimie et de la Physiologie neuromusculaire, ainsi qu’aux signes cliniques (objectifs) et à la symptomatologie (subjective) du patient.

    Donc, les bases fondamentales de la Médecine sont ses seules références : il suffirait de réaliser un pont communicatif entre l’expérimentation scientifique et la clinique de l’Occlusodontologie, qui a déjà fait son lot de preuves depuis plus de ¼ de siècle chez bon nombre de patients, enfants et adultes.

    Depuis toujours et contrairement à la Gnathologie de B. B. McCollum ou à l’Occlusion neuromusculaire de B. Jankelson, l’Occlusodontologie se targue de ne pas être réservée à quelques rares « spécialistes » : elle doit être le moteur universel de la pensée du praticien dentaire dans tout chemin thérapeutique de notre Art.

    Pour une fois que l’on peut radicalement rayer de la carte la technologie occlusale empirique de l’Oncle Sam, qui reconnaît en 1996 s’être « trompée » durant un siècle, car plus basée sur des idolâtries passagères et sur l’élaboration de CLASSIFICATIONS successives de signes et de symptômes pathologiques (*), tels des SADAM, ADAM, DAM et STM reconnus en langue française, etc., que sur l’étiologie de la maladie occlusale et l’expérimentation, fondement essentiel d’une Science, il ne tient qu’à nous, Européens francophones, d’arrêter cette succession des « modes occlusales », fragiles, centenaires d’Outre-Atlantique, pour mettre en place une nouvelle approche strictement scientifique de l’Occlusodontie !…

    Encore faudrait-il y intéresser nos Fac’s en détrônant définitivement ces vieilles habitudes US, devenues totalement obsolètes depuis le 18ème NIH Assesment de mai-juin 1996 (*).

(*) Source : 18. Management of Temporomandibular Disorders, National Institutes of Health, Technology Assessment Conference Statement, April 29-May 1, 1996 [en ligne]
http://odp.od.nih.gov/consensus/ta/018/018_statement.htm

Nous ne détenons pas toute la science de la didactique et tout est toujours perfectible.
Pour toute remarque ou suggestion : cliquez ici.

Occlusalement Vôtre !

Auteur : Guy Cotton

LSD-LTH, Chir.-Dent.
Guy.Cotton@skynet.be
Ans (Alleur) – Province de Liège (B)
Gnathologie fonctionnaliste, UCL, Bx Woluwe, 1983
Occlusodontologie, ELOPI (U.E.T.), Liège, 1984
Implantologie multitypes, ELOPI (U.E.T.), Liège, 1988
Occlusion neuromusculaire, ULG, Liège, 1998
Expertise en médecine légale, 1ère, ULG, Liège, 1999

MOTS-CLES - Correspondances en FRANCAIS.
    vertical dimension of occlusion (V.D.O.) = D.V.O. = Dimension Verticale d'Occlusion,
    phonetic vertical dimension (P.V.D.) = D.V.P. = Dimension Verticale Phonétique,
    rest of muscle (within meaning of muscular Physiology) = repos musculaire (au sens de la Physiologie musculaire),
    mandibular rest position (M.R.P.) = P.M.R. = Position Mandibulaire de Repos,
    functional salivary swallowing (F.S.S.) = D.S.F. = Déglutition Salivaire Fonctionnelle,
    non functional salivary swallowing (N.F.S.S.) = D.S.D. = Déglutition Salivaire Dysfonctionnelle,
    N.F.S.S. = 'tongue thrust' during swallowing = D.S.D. = Déglutition s. infantile = Déglutition s. atypique,
    free rest space (F.R.S.) = E.I.O.R. = Espace InterOcclusal de Repos = Espace libre physiologique,
    reducer of free rest space (R.F.R.S.) = R.E.I.O.R. = Réducteur d'Espace InterOcclusal de Repos,
    against tongue thrust guide (A.T.T.G.) = G.A.L. = Guide Anti-Langue.

© C.P.D. sprl, année 2004 et suivantes.

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