16/03/2004

Bienvenue à toutes et tous !











 
"Occlusion", quand tu nous tiens, adieu les douleurs ?
 
L'enseignement de l'Occlusodontie comprend :
1. Gnathologie : c'est la formation académique essentielle de tous les chirurgiens-dentistes. Actuellement, elle bat de l'aile depuis 1996, au point que son enseignement est progressivement supprimé dans les Académies dentaires.
2. Occlusodontologie : c'est une approche raisonnée sur la physiologie et la biochimie neuromusculaire. Dans les conditions physiologiques, le patient ne se plaint de rien. Malheureusement, ces conditions physiologiques ne concernent que moins de 25 % de la population. Quant aux autres (plus de 75 %), ils s'adaptent, mais dans les limites des possibilités de leur organisme.
3. Occlusion neuromusculaire : sitmulation électrique des fibres musculaires pendant 45 minutes dans l'espoir de leur procurer une phase de repos physiologique. Selon l'avis des Autorités académiques en Physiologie et Biochimie (ULG), cette technique pèche encore par le manque de validation scientifique.
 
L'approche clinique de l'Occlusodontie comporte trois phases distinctes en fonction de l'âge (civil) du patient :
1. Prévention, notamment les slices sur les dents de lait, les réducteurs d'espace interocclusal de repos (R.E.I.O.R.) et les grilles occlusales anti-langue (G.A.L.) durant la période de permutation dentaire, soit de 6 à 12-14 ans ("âge dentaire").
2. Interception, notament les effets néfastes de la déglutition salivaire dysfonctionnelle = déglutition s. atypique = déglutition s. infantile par R.E.I.O.R. & G.A.L. chez l'adolescent et le jeune adulte, soit jusque l'âge de 25 ans.
3. Compensation, notamment le Plan de morsure chez l'adulte dont les relations sociales sont perturbées (douleurs de la nuque et du dos, céphalée, mal de tête, etc.), la prothèse occlusale, la réhabilitation orale, etc. Ceci, à l'exclusion de la "gouttière occlusale" qui, par manque de validation scientifique en Physiologie et en Biochimie, ne trouve une place de choix que chez l'Oncle Sam, en couleurs différentes selon l'épaisseur occlusale de ladite gouttière et vendue sur des blisters en grandes surfaces commerciales.

" Tout a été dit ; mais comme personne n'écoute,
il faut toujours répéter. "

André Gide

Données cliniques du problème occlusal :
- la mâchoire supérieure, ou "maxillaire", est fixée sous le crâne = référence spatiale rigide.
- la mâchoire inférieure, ou "mandibule", est suspendue dans un "hamac" de muscules manducateurs = muscles masticateurs + muscles sus- et sous-hyoïdiens.
- au repos physiologique et biochimique des muscles du "hamac" : un espace moyen de 1,6 mm sépare les dents du maxillaire de la mandibule pendant 59,5 secondes par minute. C'est l'espace libre ou espace interocclusal de repos ("E.I.O.R."). On dit que la mandibule est en "position physiologique de repos". C'est le cas pour moins de 25 % de la population. Pour le reste de la population, cet espace est nettement plus grand en cas de persistance de la déglutition salivaire infantile (5 à 15 mm) ou, dans de rares cas, totalement annulé par une prothèse, fixe ou amovible, réalisée avec une hauteur des dents artificielles beaucoup trop grande (surocclusion, sus-occlusion, 0,1 mm).
- En cas de persistance de la déglutition salivaire infantile (= dégl. s. atypique = dégl. s. dysfonctionnelle), il y a toujours "étalements de la langue sur les dents", ou "interpositions linguales" lors de la déglutition du bol salivaire (= 1 dégl. s. par minute), de sorte qu'il n'y a jamais occlusion naturelle, ou occlusion réflexe, des dents chez plus de 75 % de la population : c'est l'occlusion symptomatique ou "malocclusion". Heureusement, un pouvoir d'adaptation neuromusculaire vient en aide tout au long de la vie de ces patients, mais celui-ci est limité spécifiquement selon chaque individu et selon la manière dont le patient perçoit et interprète les multiples signes (= "symptômes"), douloureux ou non, de la malocclusion.
- L'Orthodontie et l'Orthopédie dento-faciale ne traite jamais la malocclusion des rapports verticaux entre les arcades dentaires : elle ne corrige que l'aligment des dents que dans le seul plan horizontal (= "transversal"). Un traitement d'occlusodontie devrait toujours accompagner le premier, pour palier aux "récidives orthodontiques" (= dents déplacées qui reviennent à leur position originelles). Il faut proscrire la "contention à vie" : elle s'oppose toujours à l'hygiène dentaire parfaite, puisque impossibilité majeure de passer la soie dentaire entre les dents.
- La Chirurgie maxillo-faciale ne doit être utilisée que dans les très rares cas exceptionnels de dysharmonie osseuse majeure, congénitale ou fonctionnelle, et chaque intervention doit toujours être suivie par un traitement d'occlusodontie, raisonné sur base d'une approche de la biochimie et de la physiologie neuromusculaire, ce qui est encore trop rarement le cas. Aucune intervention chirurgicale ne doit être tolérée au niveau des articulations temporo-mandibulaires ("A.T.M."), car il est impossible de prévoir le résultat exagéré de la cicatrisation (= "cicatrisation chéloïde") dans un volume aussi restreint (= moins de 2 centimètres-cubes). D'autre part, le patient, chez qui un chirurgien aurait ôté les deux A.T.M. ("bicondylectomisé", = actes fréquents dans les années '60), vit parfaitement sans ses A.T.M. Donc, l'A.T.M. n'est jamais reponsable de la malocclusion : c'est la disparition progressive et insidieuse de la phase de repos (> 59,5 sec./min.) des muscles manducateurs qui en est responsable (crampes, contractures, etc.) par perte des dernières références dentaires physiologiques (= naturelles) induite par la déglutition salivaire infantile ou des actes iatrogènes intempestifs.


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Patient ou Dentiste, si vous avez encore des doutes, si vous avez des questions ou si vous avez des avis, des Spécialistes vous écoutent et vous répondent.
 
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Bonne lecture !

Occlusalement Vôtre !

12:26 Écrit par Occlusion | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

patient le gonflement d'une parotide peut-il être provoqué par une malocclusion dentaire.

Écrit par : waeber | 11/09/2004

Gonflement d'une parotide A la question "le gonflement d'une parotide peut-il être provoqué par une malocclusion dentaire?", la réponse est "non". Par contre, si ce gonflement persiste, il peut entraîner la dysfonction qui réveillera les signes sous-jacents à la malocclusion. C'est le même mécanisme qu'une luxation articulaire unilatérale après certaines intubations "musclées" (anesthésie générale difficile). Inconsciemment, l'articulation luxée est mise au repos et, en présence d’une déglutition salivaire atypique (= déglutition s. infantile persistant chez l’adulte), les dents se déplacent dans l'os, induisant une intensification des signes de la malocclusion dans les six mois qui suivent l'anesthésie générale.

Écrit par : Occlusion | 21/12/2004

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